8/31/2015

→ Six semaines pour t'oublier - Abby McDonald ←


Titre original : Getting over Garrett Delaney
Auteur : Abby McDonald
Année : 2014
Editeur : Albin Michel
 
 
 
 
 

Bientôt deux ans que Sadie est désespérément amoureuse de Garrett Delaney. D'ailleurs Garrett adore Sadie, il lui confie tous ses secrets. Sadie passe donc son temps à écouter les (nombreux) déboires sentimentaux de Garrett, ses envies, ses espoirs, sans que celui-ci se doute jamais des attentes de la jeune fille. Et l'été va être long car Garrett part pour le Massachussetts en stage d'écriture. Serveuse dans son café préféré, Sadie se morfond dans l'attente d'un appel, d'un signe, d'une carte postale. Jusqu'au jour où l'équipe du café - LuAnn la cynique optimiste, Dominique la Française irascible, Josh le cuisinier mystérieux et son amie, Kayla - décide de prendre Sadie en main avec un programme en 12 points baptisé : " Oublier Garrett Delaney en six semaines. "

 
La couverture très fraîche et pleine de couleurs annonçait une histoire réjouissante et pleine de vie. Je n'ai pas été déçue ! C'est une lecture rafraichissante que j'ai appréciée et qui m'a fait passer un très bon moment. Il se très vite et très facilement et on a aucun mal à se fondre dans l'histoire. On rentre très vite dedans et le reste se laisse ensuite dévorer en un temps record. J'ai été prise dans l'histoire de cette jeune fille, héroïne marrante qui se rend compte qu'elle était complètement dépendante d'un garçon, au point qu'elle en oublie qui elle est vraiment. Six semaines pour t'oublier, c'est surtout ça : la quête de soi-même, une jeune ado qui part à la recherche de son identité, de sa personnalité, pour se rendre compte que le bonheur n'est pas si loin, sous son nez...
 
J'ai adoré Sadie, on arrive très bien à rentrer dans son personnage, car on est toutes passées par là un jour ou l'autre. Sadie est une indécrottable romantique, naïve et tellement accro à Garrett, surtout au début du roman, que j'aurais parfois bien eu envie de la prendre par les épaules et de la secouer pour qu'elle se réveille enfin ! Parce que Garrett, par lui, je l'ai détesté dès le début. Il est beaucoup trop fier, arrogant, superficiel. Il juge les gens très vite selon ses préjugés bien définis et rien ne semble le faire changer d'avis, même pas Sadie, qui justement, acquiesce ses moindres paroles sans tenir compte de ce qu'elle pense vraiment.
 
Lorsque Sadie se rend enfin compte de l'emprise que le garçon a sur elle, c'est là que l'histoire devient vraiment intéressante. Elle se réveille petit à petit et Garrett devient de plus en plus détestable au fur et à mesure que Sadie se détache de lui. A l'aide de ses amis, on voit qu'elle évolue, qu'elle se remet en question et qu'elle gagne un maturité. J'ai aimé voir cette évolution dans son personnage, et on se dit qu'"il était temps !"
 
Ce roman est classé chick-lit, mais j'ai trouvé qu'il soulevait tout de même de réelles interrogations et un thème plus profond que prévu. Je n'y attendais et pourtant lorsque Sadie se questionne et se pose des questions, on se prend au jeu et on se met, nous aussi, à nous interroger.
 
Une lecture rafraichissante, pleine de morale et de vie donc, d'amitié aussi, qui vous fera passer un bon moment, je l'espère !
 


 


Spoiler :
"So how are we suppose to win? On the one hand, the world tells us that capital-L Love is epic, and all-conquering, and the meaning of everything, but on the other, it drills us with this message that we shouldn't make any sacrifice or effort to pursue it, because that would make us weak, unempowered, desperate, silly girls."


 



8/25/2015

→ Pégase et la Flamme de l'Olympe - Kate O'Hearn ←

 

Titre original : Pegasus and the Flame
Auteur : Kate O'Hearn
Année : 2015
Editeur : Bayard Jeunesse




Alors que sur le mont Olympe la guerre fait rage, opposant les dieux de l'Antiquité aux terribles Nirads, à New York, de nos jours, un puissant orage plonge la ville dans l'obscurité.
Emily, 13 ans, entend alors un choc sourd sur le toit de l'immeuble où elle vit. Comme elle habite au dernier étage, elle se rend sur la terrasse et a la surprise de découvrir Pégase! Le cheval est blessé. Elle va chercher l'aide de Joel, un camarade de classe, féru de mythologie. Mais les Nirads débarquent à New York, et prennent en chasse les enfants et le cheval ailé...


 
J'ai tout de suite été attirée par la couverture de Pégase et la Flamme de l'Olympe, avec cette belle et éblouissante licorne ! C'est un roman jeunesse que j'ai apprécié, c'est vrai, mais sans plus en réalité. Il se lit super vite, et très facilement, mais malheureusement, je m'attendais à autre chose et je n'ai pas aimé autant que je l'espérais. Malgré tout, il se laisse lire, je n'ai eu aucun mal à le finir et il restera une lecture, si elle n'est pas exceptionnelle, agréable.
 
Pégase et la Flamme de l'Olympe, ça parle de Pégase bien sûr, et de tout ce qui touche à la mythologie (romaine ici). J'adore la mythologie en général, mais pourtant ici, elle ne m'a pas captivée. J'ai trouvé qu'on manquait beaucoup d'informations et peut-être même d'un brin d'humour. Mais ce qui m'a surtout manqué, c'est de l'originalité. De l'originalité, car les histoires racontées sont les mêmes que celles que l'on retrouve dans les livres d'histoire, mais l'auteur ne les a pas assez adaptées à sa sauce à mon goût. J'ai eu l'impression qu'il fallait connaître la mythologie avant de lire le livre pour tout bien comprendre. Ca ne m'a pas vraiment posé de problèmes, mais je me demande justement si les enfants - puisqu'il s'agit d'un roman jeunesse avant tout - , et les adultes aussi d'ailleurs, qui lisent ce roman sans connaître la mythologie arriveraient à se fondre complètement et correctement dans l'histoire sans ces infos.
 
C'est un roman jeunesse et je le savais avant de démarrer ma lecture, donc je n'ai pas été dérangée par cet aspect du roman. Il faut vraiment ne s'attendre qu'à de la littérature jeunesse si on ne veut pas être déçus à un moment de notre lecture. J'ai trouvé qu'on remarque quand même assez bien le côté "jeunesse", notamment par rapport aux personnages : je les ai trouvées très plats et pas très développés. Mais peut-être est-ce l'effet de l'écriture jeunesse ?! Je pense donc qu'il faut le lire en gardant en tête qu'il s'agit avant tout de littérature pour enfants.
 
J'ai tout de même bien aimé la relation entre Pégase et Emily et leur complicité évidente. Je l'ai trouvée bien très bien construite, et j'ai été touchée par la fidélité de l'équité envers la fillette. Ils sont très attachants et, en tant que cavalière, je dois dire qu'ils m'ont vendu du rêve !
 
Malgré les quelques points négatifs, c'est une lecture qui reste agréable, que je ne regrette pas, et qui m'a fait passer un bon moment. Une suite existe et je pense me laisser quand même tenter un de ces jours, en espérant que le suivant sera plus complet !
 
 


Spoiler :
"It’s really you, isn’t it?” she whispered softly as she stroked the soft muzzle. “You’re Pegasus, aren’t you? I mean the really real Pegasus."


 



8/20/2015

→ Quand souffle le vent du nord - Daniel Glattauer ←


Titre original : Gut gegen Nordwind
Auteur : Daniel Glattauer
Année : 2010
Editeur : Grasset

 


 
En voulant résilier un abonnement, Emma Rothner se trompe d'adresse et envoie un mail à un inconnu, un certain Leo Leike. Ce dernier, poliment, lui signale son erreur ; Emma s'excuse, et, peu à peu, un dialogue s'engage entre eux, par mail uniquement. Au fil du temps, leur relation se tisse, s'étoffe, et ces deux inconnus vont se mettre à éprouver l'un pour l'autre une certaine fascination. Alors même qu'ils décident de ne rien révéler de leurs vies respectives, ils cherchent à deviner les secrets de l'autre... De plus en plus attirés et dépendants, Emmi et Leo repoussent néanmoins le moment fatidique de la rencontre. Emmi est mariée, et Leo se remet à grand peine d'un chagrin d amour. Un jour, pourtant – enfin ! –, ils décident de se donner rendez-vous dans un café bondé de la ville. Mais ils s'imposent une règle : reconnaître l'autre qu'ils n'ont pourtant jamais vu, avec interdiction formelle de lui parler...

 
 
 
 
Ce livre, je l'ai lu pour la première fois il y déjà un petit bout de temps, mais je l'ai reprit de ma bibliothèque il n'y a pas si longtemps, tellement il m'avait plu à ma première lecture.

Quand souffle le vent du nord a été, dès le début, un vrai coup de cœur ! C'est un livre épistolaire composé de mails qui se lisent à une vitesse folle. Une fois entamé, il m'a été impossible de le lâcher et je l'ai terminé en une seule journée.
J'ai adoré la plume de l'auteur, les mails sont très cohérents pour la crédibilité de l'histoire. J'ai trouvé leurs échanges très bien construits, leurs propos très adultes et bien travaillés.

Il en va de même pour les personnages auxquels on s'attache très vite. Ils m'ont fait sourire, voire rire, à de nombreuses reprises.
Emmi est une femme honnête, à l'humour assez ironique. Dans ses mails, elle est très franche et n'hésite pas à dire ce qu'elle pense, quitte à blesser Leo. Des fois même, elle pense plus vite qu'elle n'écrit et envoie des mails qu'elle regrette aussitôt. Mon coup de cœur est cependant pour l'homme de l'autre côté de l'ordinateur, Leo. Celui-ci est beaucoup plus réservé dans ses propos, mais j'ai trouvé qu'il ressentait beaucoup. C'est quelque chose qu'on aperçoit notamment quand il a bu un peu trop et qu'il envoie des mails enflammés à Emmi. Il se lâche alors, révélant son côté passionné et amoureux. C'est à ce moment-là qu'il m'a émue.

Tout au long du livre, ces deux-là vont s'écrivent, devenir de plus en plus accro l'un à l'autre, malgré leur vie respective déjà bien remplies Ils sont très honnêtes l'un envers l'autre. Peu à peu, leur relation va évoluer, et on est témoin de l'évolution de leur relation et du développement de leurs sentiments. J'ai aimé cette particularité, ils tombent amoureux grâce aux mots, alors qu'ils ne se sont jamais vus.

La fin est absolument frustrante, elle se coupe juste là où il ne faut pas et tout ce qu'on veut, c'est la suite ! Celle-ci existe sous le nom de "La septième vague" et elle est tout à fait du même acabit que son premier tome, si ce n'est que la fin clôture l'histoire parfaitement cette fois.

Un gros coup de cœur pour moi donc, que je recommande à tout le monde, surtout si vous aimez les romans épistolaires bien construits.


 


Spoiler :
"Vous êtes tellement sévère, Emmi. Ne soyez pas si sévère. Je ne veux pas de café. Je veux Emmi. Venez chez moi. Buvons encore un verre de vin. Nous pourrions nous bander les yeux, comme dans le film. […]J’aimerais vous embrasser. Je me moque de votre apparence. Je suis tombé amoureux de vos mots. vous pouvez écrire ce que vous voulez. Vous pouvez être aussi sévère que vous le désirez. J’aime tout. D’ailleurs, vous n’êtes pas sévère du tout. Vous vous forcez, vous voulez avoir l’air plus forte que vous l’êtes. […]Dommage que vous soyez mariée. Non, c’est bien que vous soyez mariée. Trompez-vous votre mari Emmi ? Ne le faites pas. Cela fait si mal d’être trompé. […] Je veux embrasser Emmi. Je suis un peu ivre, pardonnez-moi. Baiser de bonne nuit. Dommage que vous soyez mariée. Je crois que nous irions bien ensemble. Emmi. Emmi. Emmi. J’aime écrire Emmi. Une fois le majeur gauche, deux fois l’index, le majeur droit. EMMI. Je pourrais écrire Emmi des milliers de fois. Ecrire Emmi, c’est embrasser Emmi. Allons dormir, Emmi."


 



8/18/2015

→ Le temps contre nous - Tamara Ireland Stone ←


Titre original : Time between us
Auteur : Tamara Ireland Stone
Année : 2013
Editeur : E. de la Martinière
 
 
 

1995. Il ne se passe pas grand-chose dans la petite ville d’'Evanstone. Aussi, quand Bennett, intègre le lycée en cours d’année, Anna Green est aussitôt attirée. Mais Bennett est solitaire et mystérieux et, s’'il semble apprécier Anna, il garde ses distances. Jusqu’'au jour où Bennett sauve Anna d'’un cambriolage, apparaissant à ses côtés comme par magie. Il lui révèle alors son secret : il vient du futur ! De 2012, plus exactement. Et son temps est compté, car il est venu chercher sa sœoeur qui s'est égarée lors d'un voyage temporel. Pourtant, Anna et Bennett vont s'aimer. Ensemble, ils parcourront le monde avec cette seule obsession : que leur amour reste fort et bien vivant. Qui sait s’'ils ne parviendront pas, ainsi, à vaincre l'implacable logique du temps….
 
 


J'ai lu Le temps contre nous il y a déjà un petit temps maintenant, donc mes souvenirs ne sont pas des plus frais, mais néanmoins assez présents pour que je vous en parle !
J'ai découvert ce livre en farfouillant sur le net, à la recherche de nouvelles lectures intéressantes - ce que j'adore faire - et je suis tombée sur cette couverture qui m'a tout de suite attirée. La lecture du résumé a ensuite suffit à me décider à l'acheter, car il s'agit ici d'une histoire de voyage dans le temps, thème qui me fascine parmi tant d'autres.

Si le voyage dans le temps est bien le sujet principal du récit, il n'en est pas pour autant le fil conducteur du roman. En effet, j'ai trouvé qu'il n'était qu'un prétexte pour servir l'histoire d'amour entre Anna et Bennett. Histoire qui, cependant, m'a touchée et bouleversée. Mais nous y reviendrons plus loin.
L'histoire de temps, donc, est très bien décrite par l'auteur. J'ai trouvé que le pouvoir de Bennett était très bien expliqué, le tout bien ficelé. La lettre du début nous met en haleine dès les premières pages et j'avais envie d'en savoir plus. Grâce à elle, on rentre parfaitement dans l'histoire et on veut savoir de quoi il retourne.

C'est une lecture très facile à lire, la plume de l'auteur est fraîche et légère et nous emporte dans son univers sans nous perdre dans des explications farfelues. Néanmoins, j'ai trouvé que le roman aurait pu aurait encore mieux si on avait eu un peu plus d'action ou d'aventure. Malgré l'histoire avec la sœur de Bennett - qui, soit dit en passant, n'était pas assez approfondie à mon goût, alors qu'elle est d'une importance capitale pour l'histoire -, j'ai été déçue par le manque de rebondissements et de dangers, ce qui rend le déroulement un peu "mou" sur les bords. Mais bon, rien qui ne m'a empêchée d'en apprécier le bouquin ! 

La fin était un peu spéciale je dois dire. Belle, mais rapide et assez inattendue. Je veux dire par là qu'elle sort un peu de nulle part, on ne sait pas vraiment comment ça se faisait que ça se passe ainsi et pourquoi, elle manque cruellement d'infos à mon goût et de réponses à mes questions. Peut-être les trouverai-je dans le second tome, Time after time, mais à la fin de ce roman, je me suis sentie un peu frustrée.

Pour en revenir à nos héros et à leur histoire, je dois dire que ce que j'ai le plus aimé est le personnage d'Anna. Elle est simple, passionnée, forte et courageuse à la fois. Ce qui m'a le plus touchée chez elle, c'est son estime de soi, qui lui permet de faire des choix pour elle-même quand il le faut, quitte à perdre ce qu'elle veut le plus au monde. J'ai bien aimé Bennett aussi, mais il manquait un petit quelque chose à son personnage. J'ai trouvé qu'il manquait un peu de profondeur et qu'il n'était pas (encore ?) assez exploité. Mais ensemble, ils sont parfaits et on ne veut qu'une chose : qu'ils se retrouvent toujours.

Je ne vous en dis pas plus, je vous le conseille si vous aimez les histoires de temps bien ficelées ou simplement une agréable petite romance pour vous détendre. Bonne lecture !

 
 

Spoiler :
"Dans quelques jours, nous nous retrouverons, et ensuite tu repartiras pour de bon. Mais je pense que je peux arranger les choses - il faut juste que je prenne une autre décision cette fois. Dis moi de vivre ma vie pour moi, et non pour toi. Dis-moi de ne pas attendre ton retour. Je pense que cela pourrait tout changer."







8/13/2015

→ Trop beau pour être vrai - Kristan Higgins ←

 
Titre original : Too good to be true
Auteur : Kristan Higgins
Année : 2013
Editeur : Harlequin


 
 

Invitée à son quatrième mariage de l’année… et toujours pas l’ombre d’un cavalier pour l’accompagner ! Autant dire un cauchemar pour Grace, qui s’imagine déjà les regards apitoyés de sa famille, atterrée de la savoir toujours célibataire après une rupture amoureuse particulièrement mouvementée. Aussi Grace ne voit-elle qu’une solution pour rassurer ses parents et ses sœurs, épouvantés à l’idée qu’elle ne termine sa vie auprès de son chien Angus et de son meilleur ami gay : s’inventer un petit ami. Mais attention, le nec plus ultra des petits amis ! Riche, brillant, drôle, volontaire mais attentionné, solide mais capable d’être tendre. Cerise sur le gâteau : cet homme parfait sera littéralement fou d’elle. Bref, un innocent mensonge, pour rassurer tout le monde… Mais voilà que dès le lendemain, Grace fait la connaissance de son nouveau voisin, Callahan O’Shea. Un regard brûlant, un corps viril : cet homme a tout pour faire naître dans son esprit les fantasmes les plus torrides. Un seul détail cloche : tout juste sorti de prison, le beau Callahan est absolument infréquentable. Surtout aux yeux de la famille de Grace, qui n’attend qu’une chose : qu’elle leur présente son fiancé parfait… surgi tout droit de son imagination.

 


Trop beau pour être vrai est mon premier Kristan Higgins, et après ma lecture, je peux dire que je ne suis pas déçue ! Cela fait déjà un petit temps que je voulais lire cet auteur et je me demande ce qui m'a pris autant de temps à me décider. A la base, je n'étais pas très attirée par les livres de l'auteur, je sais pas pourquoi, peut-être à cause des couvertures, qui ne me plaisaient pas plus que ça. Mais comme on ne juge pas un livre par sa couverture - non non non ! - et bien j'ai quand même eu la curiosité de lire les résumés et les critiques présentes sur la blogosphère qui m'ont bien plu et paf ! dans la wish list !

Même si ce roman m'aura fait sourire du début à la fin, j'ai malgré tout ressenti quelques longueurs. J'ai trouvé l'histoire un brin trop longue vers le milieu et l'auteur s'attardait beaucoup sur des détails superflus à mon sens. Mais ce n'est qu'un tout petit point négatif, car elle a réussi à me faire rire aux éclats à plusieurs reprises ! (Petite mention pour les œuvres artistiques de la maman de Grace et les nombreux commérages à leur sujet : absolument savoureux !) Les conversations entre Callahan et Grace - surtout au commencement - sont hilarantes et mordantes. J'ai aimé leur repartie à tous les deux et leur complicité.

J'ai adoré Grace, je me suis reconnue en elle dès les premières lignes. Peut-être parce que justement elle est aussi maladroite que moi ! J'ai absolument savourée sa rencontre avec le voisin, désopilante au possible !
Callahan m'a un peu plus déçue en revanche. Non pas qu'il m'a déplu, looooooooin de là ! C'est évidemment un personnage très séduisant, très charmant, tout comme on les aime et qui nous fait toutes rêver, nous les filles, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour m'y accrocher complètement. Je pense qu'il aurait pu être un peu plus développé, il ne m'a pas paru assez unique et inédit à mon goût.
La famille de Grace, Margaret exceptée, est absolument abominable. Tout comme Callahan le dit très bien dans le roman, Grace est toujours là pour eux, alors que ceux-ci ne font pas du tout attention à elle. J'avais envie de lui dire de les envoyer balader pour qu'elle puisse vivre sa vie comme elle le veut.
Margaret, par contre, m'a touchée, j'ai aimé son personnage et j'ai trouvé qu'elle était parfaite dans son rôle de sœur pour Grace, contrairement aux autres. Elle est juste et ne veut que le bonheur pour sa sœur, quel qu'il soit.

C'est donc avec le sourire aux lèvres que j'ai tourné la dernière page de ce bouquin, satisfaite de la jolie petite fin et de l'épilogue qui la suit.

En conclusion, un bon roman léger et frais. A lire pour avoir la pêche et si vous aimez les héroïnes maladroites ou les voisins beaux à tomber, ou les deux !
 



Spoiler :
"Je me précipitai sans réfléchir sur lui, pensant qu'il allait la lâcher, et me retrouvai, enveloppant l'objet, mes mains sur les siennes. Nos regards se croisèrent, et il sourit. Paf bing ! "







8/09/2015

→ The Book of Ivy - Amy Engel ←

 
Titre original : The book of Ivy
Auteur : Amy Engel
Année : 2015
Editeur : Lumen

Au nom de quoi seriez-vous prêt à tuer ? À la suite d'une guerre nucléaire dévastatrice, la population des États-Unis s'est retrouvée décimée. Un groupe de survivants a fini par se former, mais en son sein s'est joué une lutte de pouvoir entre deux familles pour la présidence de la petite nation. Les Westfall ont perdu. Cinquante ans plus tard, les fils et les filles des adversaires d'autrefois sont contraints de s'épouser, chaque année, dans une cérémonie censée assurer l'unité du peuple. Cette année, mon tour est venu. Je m'appelle Ivy Westfall, et je n'ai qu'une seule et unique mission dans la vie : tuer le fils du président que je suis destinée à épouser. L'objectif, c'est la révolution, et le retour au pouvoir des miens. Peu importe qu'un cœur de chair et de sang batte dans sa poitrine, peu importe qu'un innocent soit sacrifié pour des raisons politiques. Peu importe qu'en apprenant à le connaître, je fasse une rencontre qui change ma vie. Mon destin est scellé depuis l'enfance. Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.




Je ne vous apprendrai sans doute pas grand chose en vous disant que ce livre est absolument génial puisqu'il existe déjà plein d'avis sur ce roman, mais voici mon petit grain de sel. Cela fait quelques temps que je voulais le lire et maintenant, je me demande bien pourquoi je ne l'ai pas fait avant !
 
Certains parlent du "Book of Ivy" comme d'une réadaptation de l'histoire de Roméo et Juliette, et je ne peux qu'être d'accord avec eux. La famille de Bishop et celle d'Ivy se détestent depuis toujours et pourtant, elles préfèrent jouer la carte de l'hypocrisie dans le but de venir à bout de l'autre. Elles ont cependant quelque chose bien en commun qui est le mariage - forcé - de leurs enfants.
 
Ivy est totalement opposée à ce mariage, ainsi qu'à un peu près toutes les décisions prises par le gouvernement. J'ai beaucoup aimé son personnage, courageuse et impulsive. Elle dit ce qu'elle veut, quand elle veut, elle ne peut pas s'en empêcher et j'ai apprécié cet aspect de sa personnalité. Elle est aussi très loyale : du début à la fin du roman, malgré les déceptions et les coups bas des gens qui lui sont chers, elle continuera de les aimer et de les protéger. J'ai eu à plusieurs moments envie de lui dire de les laisser tomber, qu'ils aillent pourrir en enfer, mais elle ne m'a pas écoutée ! Depuis sa naissance, sa famille l'a montée contre cette vie, ces lois dans le but qu'un jour, elle accomplisse le premier acte de leur plan diabolique qui mettra fin à la vie telle qu'ils la connaissent : tuer son mari. Mais c'était sans compter sur la merveilleuse personnalité de celui-ci justement...

Bishop est PARFAIT. Oui oui parfait ! Je ne suis absolument pas la seule à le penser et on est tous d'accord : il est bluffant. J'ai été scotchée par sa maturité, son sens de la justice, du bien, du mal et du fait que tout n'est pas toujours noir, ou blanc, mais que, parfois, le gris pointe le bout de son nez et ce n'est pas si mal finalement. J'ai été émue par son attachement, son dévouement profond, son amour pour Ivy. Il l'attendra le temps qu'il faudra, simplement parce qu'il trouve qu'elle en vaut la peine. Il parvient à lui donner confiance en elle, à la chambouler assez pour qu'elle se batte pour ce qu'elle veut. Au fil du temps et surtout, grâce à lui, on voit qu'elle évolue, qu'elle change pour se faire ses propres idées, sa propre opinion.

Ensemble, ils sont beaux, magnifiques. Ils ont des points communs dont on ne s'attend pas avant de lire le bouquin. Tout comme nous, Ivy va découvrir qu'il n'est pas comme elle l'imaginait... Mais ça, je vous laisse le découvrir.

La fin se termine là où il faut, car elle achève le roman sur une touche de suspens, mais qui nous laisse aussi une bonne dose de frustration. Une chose est sûre : je veux la suiiiiiiiite ! 

En gros, une dystopie comme on les aime, avec des personnages plus qu'attachants et une histoire d'amour qui vaut vraiment le détour ! A lire absolument !



Spoiler :
"Et c'est Bishop qui m'a aidée à me libérer. Cependant, il ne m'a pas sauvée. Il m'a permis de me sauver moi-même, ce qui est la plus belle façon de recouvrer sa liberté."







8/05/2015

→ Je suis là - Clélie Avit ←


Auteur : Clélie Avit
Année : 2015
Editeur : J.-C. Lattès
 
 
 



Elsa n’a plus froid, plus faim, plus peur depuis qu’un accident de montagne l’a plongée dans le coma. Thibault a perdu toute confiance le jour où son frère a renversé deux jeunes filles en voiture. Un jour, Thibault pénètre par erreur dans la chambre d’Elsa et s’installe pour une sieste. Elle ne risque pas de le dénoncer, dans son état. Mais le silence est pesant, même face à quelqu’un dans le coma. Alors, le voilà qui se met à parler, sans attendre de réponse. Ce qu’il ignore, c’est que pour Elsa, tout est fini, jamais elle ne se réveillera. Mais tandis que médecins, amis et famille baissent les bras, Thibault, lui, construit une relation avec Elsa. Est-il à ce point désespéré lui-même ? Ou a-t-il décelé chez elle ce que plus personne ne voit ?
 



Ce roman, ça fait un petit moment que je voulais le lire. Le synopsis, le titre et la couverture m’avaient attirée dès le premier coup d’œil et les avis étaient plus que favorables (même si, en général, c’est souvent prédiction que je ne vais pas aimer justement). De plus, d’après le résumé, l'histoire paraissait au bord du « dramatique », j’ai toutefois eu l’intuition que ça resterait optimiste.

Et je ne m’étais pas trompée ! C’est un roman court, qui se lit très vite. On a peut-être les larmes aux yeux, mais on ne pleure pas, simplement parce qu’on sait très bien comment ça va se finir, on sait très bien qu’on ne sera pas bouleversé par la fin. Il est positif dans l’ensemble et procure une bonne bouffée d’espoirs. L’espoir, c’est un peu le fil rouge de ce roman.

Le roman alterne les points de vue d’Elsa et de Thibault, tour à tour, nous permettant facilement de voir les deux versions de l’histoire. On apprend très peu de choses de choses sur les personnages, mais juste assez pour s’attacher à eux. J’aime beaucoup les livres avec ce concept et dans ce cas-ci, il s’y prêtait parfaitement bien. Les explications de Thibault venaient compléter les pensées d’Elsa, qui, dans le coma, ne pouvaient qu’entendre ce qui se passait autour d’elle. On se rend d'ailleurs compte que son ouïe est devenue très développée, car elle arrive à reconnaître le plus infime petit bruit.

Thibault est, à mon sens, le vrai héros de cette histoire. Jusqu’au bout, il ne perdra pas espoir, et fera tout ce qu’il pourra pour réveiller Elsa. Il est le seul à garder confiance, à rester certain qu’elle finira par se réveiller, le seul qui semble la comprendre et surtout le seul qui arrive à la faire réagir.

Une petite chose m’a dérangée et il s’agit de la fin, qui est beaucoup trop rapide à mon sens et beaucoup, beaucoup trop ouverte. Certains y trouveront sans doute leur compte, car elle n’en reste pas moins jolie, mais personnellement, je n'apprécie pas toujours les fins ouvertes et j’ai été franchement déçue. J’aurais vraiment aimé avoir une conversation entre les deux personnages, je trouve qu'ils avaient quand même pas mal de choses à se dire et j'aurai été en être témoin. Dommage…

En gros, un bon petit livre pour se détendre, touchant et plein d’espoirs, mais il ne faut pas s’attendre à une fin merveilleuse. Agréable lecture néanmoins !






Spoiler :
"Il s’agit de traiter les faits. Vous dites deux pour cent. Pour moi, c’est deux pour cent. Ce n’est pas zéro. Tant que nous ne sommes pas à zéro, j’estime que nous avons encore de l’espoir."





 

→ L'héritage des Syrénas, tome 2 : Triton - Anna Banks ←


Titre original : Syrena Legacy, book 2 : Of Triton
Auteur : Anna Banks
Année : 2014
Editeur : Editions AdA inc.
 
 
 

Emma vient d'apprendre que sa mère est une princesse Syrena perdue depuis longtemps et se bat maintenant avec une crise d'identité. En réalité, elle est un phénomène dans le monde humain et une abomination dans le domaine Syrena. La loi Syrena stipule que tout métis doit être mis à mort. Comme si cela ne suffisait pas, la réapparition de sa mère dans le monde Syrena transforme le deux royaumes, Poséidon et Triton, les uns contre les autres, ce qui laisse Emma avec une décision à prendre. Si elle se conformer à la demande de Galen à demeurer sûre et juste, tout devrait être pour le mieux? Devait-elle prendre tous les risques et sauver un peuple qu'elle n'a jamais connu et qui n'a jamais été révélé ?
 


Pour ce deuxième tome, je retrouve l'univers des Syrénas qui m'avait tant plu la première fois. Mais malheureusement, ce deuxième tome ne rattrape pas le premier. C’est assez rare pour une suite d’être aussi bien que son début, et celui-ci n’échappe pas à la règle.

Même si j’ai quand même eu du plaisir à le lire, je l’ai trouvé un poil plus long que le précédent. Les événements s’enchaînent moins vite, de manière moins fluide. Le procès par exemple, qui se déroule pendant une bonne partie du roman, traîne un peu en longueur et j’ai un peu décroché à ce moment-là.

Galen et Emma sont toujours aussi touchants et attachants, mais on les voit beaucoup moins ensemble, laissant plus de place au monde Syrénas et à son histoire, son fonctionnement ; à l’action, aux aventures et au fameux procès. Je dois dire qu’ils m’ont un peu manqué.

Il y a néanmoins quelques aspects positifs à ce roman, à commencer par l’évolution des personnages. Je veux surtout parler de Rayna, qui n’est plus la même. Elle a tellement changé depuis le premier tome, qu’on ne la reconnaît presque plus. Et j’ai aimé cette nouvelle facette qu’elle nous montre. Elle est plus gentille, plus juste, plus ouverte, et beaucoup plus sensible. Elle n'hésite pas à se battre pour ceux qu'elle aime. Épatante.

Toraf est toujours fidèle à lui-même, drôle et dévoué. Mais ici, il m’a vraiment bluffée ! J'ai été touchée par sa loyauté, son audace. Il est prêt à tout faire pour ses amis, peu importe les conséquences. Il assume tout, un vrai héros.

J’ai aimé (re-)découvrir le personnage de Nalia et j’ai été émue par cette complicité, cet attachement si fort qui la lie à Grom.

Quant à Rachel, elle m’a bouleversée au plus haut point.

Et finalement, cette fin qui rattrape définitivement le début du roman, plus mouvementée, plus riche en rebondissements, en découverte. Je l'ai dévorée.

En conclusion, un livre certes pas aussi bien que le premier tome, mais toujours dans le même esprit et toujours aussi agréable à lire !





Spoiler :
"Jamais il n’a nagé aussi vite. Jamais."







8/03/2015

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Auteur : Laurent Gounelle
 Année : 2012
 Editeur : Pocket
 
 
 
 

 
Imaginez : vous êtes au bord du précipice. À l'instant fatidique, un homme vous sauve la vie. En échange : votre engagement à faire tout ce qu'il vous demandera. Vous acceptez et vous voilà embarqué dans un incroyable voyage où tout semble vous échapper. Plus qu'un roman, une réflexion sur soi-même qui nous invite à prendre notre destin en main.




Il y a des livres qui changent la vie. Les Dieux voyagent toujours incognito en fait partie.

Je l’ai lu pour la première fois il y a quelques années, donc tout n’est pas tout frais dans ma mémoire. Quand j’ai commencé ma lecture, je n’avais même pas pris la peine de regarder le résumé. Il était simplement là, sous mes yeux. Je ne savais pas du tout dans quoi je m’embarquais, pas du tout à quoi m’attendre. Et quelle surprise !

L’histoire commence sur Alan, déprimé et suicidaire, qui va presque se jeter du haut de la tour Eiffel, jusqu’à ce qu’un inconnu bizarre le dissuade de sauter. En échange, Alan s’engage à faire tout ce que le bonhomme lui demande …

La couverture n’est pas merveilleuse, le titre fait presque peur mais on rentre très vite dans l’histoire. Les Dieux voyagent toujours incognito, c’est surtout un vrai mode d’emploi ! C’est un livre qui m’a permis – et qui vous permettra – de me remettre en question, de voir la vie autrement. Car Alan est plein de problèmes. Plein de problèmes qui l’ont mené jusqu’à cette poutre dans cette tour. Et on s’identifie parfaitement à lui – si l’on excepte le fait qu’il soit suicidaire, bien entendu -, car on traverse tous, à un moment donné, les mêmes problèmes et surtout les peurs qu’il rencontre.

Ce qui est bien dans ce roman pourtant, c’est les solutions. Oui oui ! Car non seulement, Laurent Gounelle nous expose ces problèmes grâce au personnage d’Alan, mais en plus, il nous en donne les solutions ! Celles-ci sont sensées, et fonctionnent vraiment. Elles amènent parfois notre héros dans des situations un peu loufoques, mais pleines de leçons à tirer et on s’amuse beaucoup à les lire. J’ai adoré la scène de la bijouterie, par exemple, qui m’a donné la banane !

L’histoire principale est un peu mise en arrière-plan – d’ailleurs, on a tendance à oublier qu’il y en a vraiment une - laissant surtout place aux leçons de vie. Mais ce n’est que temporaire, car voilà la fin et son incroyable rebondissement complètement inattendu. Vous allez être bluffés. C’est absolument bien écrit, on ne voit rien venir et tout vient au bon moment. Les idées, les mots sont forts et subtils, les conseils importants. Il n’y a aucun flottement dans l’histoire. J’ai découvert Laurent Gounelle avec ce livre et j’ai aimé ce que j’ai vu.

C’est un livre sur les peurs, sur l’estime de soi et la confiance en soi. C’est un bouquin qui nous donne des recettes miracles pour améliorer sa vie et surtout soi-même. Mais c’est aussi une histoire bouleversante, un hymne à la vie. Je le recommande à absolument tout le monde, c’est une pépite. A lire !



Spoiler :


« Chacun peut voir la vie comme parsemée d'embûches à éviter, ou comme un vaste terrain de jeux qui offre à chaque coin de rue une expérience enrichissante à mener. »