7/26/2015

→ Ça peut pas rater - Gilles Legardinier ←


Auteur : Gilles Legardinier
Année : 2014
Éditeur : Fleuve Editions




J'en ai ras le bol des mecs. Vous me gonflez ! J'en ai plus qu'assez de vos sales coups ! C'est votre tour de souffrir !" Marie pensait avoir trouvé l'homme de sa vie, jusqu'à ce que son couple implose de façon brutale et scandaleuse. Anéantie, elle prend une décision sur laquelle elle jure de ne jamais revenir : ne plus faire confiance aux mâles et surtout, ne plus rien leur passer. Ni dans sa vie privée, ni au travail. On remet les compteurs à zéro. On renverse la vapeur. La gentille Marie est morte, noyée de chagrin. À présent, c'est la méchante Marie qui est aux commandes. Marie est remontée comme un coucou. Marie ne croit plus à l'amour, ce mirage source de tous les malheurs des femmes. Mais voilà, Marie a du cœur, une famille, des amies aussi tordues qu'elle et une soif de vivre qui n'a pas fini de la précipiter dans des plans impossibles. Et si, au-delà de ses illusions perdues, il était temps pour elle de découvrir tout ce qui vaut vraiment la peine d'être vécu ?

 
 
 
 

 
Avec moi, du Gilles Legardinier, vous allez en baver ! C’est un auteur que j’aime vraiment beaucoup et donc, je n’ai jamais fini d’en parler ! C’est toujours un plaisir de lire ses livres, je sais que je vais adorer ma lecture même avant d’avoir lu le résumé. Tout comme lui, ses bouquins sont toujours très humains et donnent la pêche. J’aurais presque préféré vous parler de tous les livres en même temps, car ils tournent autour des mêmes thématiques et prône les mêmes valeurs généralement, mais ils méritent bien une chronique chacun ! Si je commence par celui-ci cependant, c’est tout simplement parce que c’est le dernier que j’ai lu et qu’il est encore tout frais dans ma mémoire. Mais peu importe lequel vous lirez : ils sont tous bien. Ça peut pas rater, ça pouvait pas rater ! (mouhaha, c’était juste trop tentant). Il est vrai qu’en voyant cette couverture - ainsi que toutes les autres de l’auteur d’ailleurs - on pourrait penser qu’il s’agit de lectures légères et sans grande profondeur. Mais c’est justement tout le contraire ! Dans ces livres, on ressent des choses du début à la fin, ils font du bien, ils sont des doses de bonne humeur et de joie de vivre. Rien de tel quand on a le moral dans les chaussettes !

Lorsque son couple vole en éclats, Marie projette de se venger des hommes. Elle a tellement été déçue dans ses relations qu’elle décide qu’à partir de maintenant, elle restera seule pour s’éviter d’autre souffrance. C’est alors qu’elle reçoit une lettre anonyme d’un admirateur secret…

Le point fort de Gilles Legardinier, c’est d’arriver à nous faire réfléchir sur des notions essentielles de la vie, à nous faire passer des messages tout en douceur, sans même que l’on s’en rende vraiment compte. Il nous enseigne indirectement à se satisfaire des petites choses, à voir la vie sous un autre angle, plus optimiste. Et ce roman n’échappe définitivement pas à la règle. Il est plein de valeurs essentielles, se centre sur l’humain, et nous donne une bouffée d’espoirs. Et toujours avec finesse et justesse. C’est ce que j’aime avec cet auteur : il s’investit et il suffit de lire les livres pour s'en apercevoir.

Mais Ça peut pas rater, c’est aussi des situations hilarantes et jouissives qui m’ont fait ricaner, pouffer et mourir de rire et des personnages absolument mabouls et déjantés. Et c’est pour ça qu’on les aime ! J’ai adoré Marie, qui est généreuse, courageuse, elle m'a souvent donné le fou rire. Mais pour le coup, la palme revient à l’ « admirateur secret », sensible, discret et tellement attentionné, dont je vous parlerai peu pour ne pas vous dévoiler tout le mystère. Dès le début, je voulais de tout mon cœur qu’il soit l’auteur des lettres. Quand il s’est avéré que j’avais bien deviné, j’ai été absolument comblée. Dès son introduction, j’ai été touchée par le personnage, qu’on ne voyait pourtant pas beaucoup. Marie n’aurait pas pu trouver meilleur partenaire. Pour un peu, je la jalouserais ! Les lettres qu’elle reçoit sont exquises. Comme elle, j’étais toujours impatiente de recevoir la suivante. Se prêter au jeu de la devinette fut vraiment unique et excitant, j’ai adoré ! 

Encore une fois, Gilles Legardinier marque un point, car chez lui, les personnages secondaires sont tout aussi présents et profonds que les principaux. Il y a, dans ses livres, toute une palette de caractères, de personnalités différentes, qui sont tous importants à un moment et à autre, et tous – ou presque – finissent toujours par me toucher d’une certaine façon. On s’y identifie très facilement, car on se rend compte qu’ils traversent les mêmes galères que nous qu'ils les gèrent comme ils peuvent, avec les moyens du bord.

Alors oui, il y a une histoire d’amour, bien sûr, mais pas que. Ça peut pas rater c’est des personnages qui, le temps d’une conversation, abordent ensemble des points de vue, des réflexions très réfléchis sur la vie, c’est des amis qui se soutiennent quoi qu’il arrive, c’est des personnes qui se rassemblent pour une même cause ("le vol du dossier bleu" est absolument exceptionnel !), c’est des vieilles personnes qui font part de leurs expériences aux plus jeunes, c’est de la solidarité, de la joie de vivre, de la gentillesse, de l’humanité, de l’espoir, ...

C'est un bol d'air frais, une histoire à la fois attachante et hilarante. Vous l'aurez compris, c'est un gros coup de cœur et je vous le recommande sans aucune hésitation, ainsi que les autres comédies de l'auteur.
 
 



Spoiler :
"— C’est plus compliqué pour vous aujourd’hui qu’à mon époque. De mon temps, on écoutait son instinct, maintenant on écoute n’importe quoi. On trouvait un peu de confiance en nous à travers nos expériences, on apprenait. Maintenant, on se compare à des standards établis par on ne sait qui. On nous raconte le pire. On vous complexe, on vous effraie. Du coup, tout le monde a peur de l’autre, plus personne ne sait faire confiance. Il n’y a que les arrogants pour oser. Triste époque. Résultat : les gens n’ont jamais été aussi seuls malgré tous ces moyens de communiquer à leur disposition. J’ai une théorie à ce sujet. — Quelle est-elle ? — On transforme la vie en commerce. L’argent est devenu le but ultime au détriment de notre nature. Les sentiments, les affections, le sexe, tout est maintenant un marché. On vous fait peur, on vous fait croire que vous n’êtes capable de rien, tout ça pour vous vendre ce que l’on vous présente comme des solutions. Des chiffons à la mode pour séduire les hommes, de la peinture sur le visage et sur les doigts pour attirer leur attention. Des muscles pour attraper les filles. Des décors de vie en dehors desquels le bonheur serait impossible. On nous enferme dans des modèles d’existence qui ne nous apportent rien mais qui rapportent beaucoup à ceux qui les fourguent. Ceux qui vendent ces choses sont des dealers d’illusions, des tueurs de vie. Rien ne vaudra jamais ce que l’on cueille soi-même : un regard échangé, un geste particulier, de jolis hasards. "


 

7/24/2015

→ La vie est un arc-en-ciel - Cecelia Ahern ←



Titre original : Where Rainbows End/Love, Rosie
Auteur : Cecelia Ahern
Année : 2007
Éditeur : J'ai Lu






Sur les bancs de l'école, Rosie et Alex s'étaient juré de ne jamais de séparer. Leur existence bascule pourtant le jour où le jeune garçon déménage avec ses parents aux Etats-Unis. Cet éloignement forcé sera le premier d'une longue série d'imprévus, comme seule la vie sait en réserver, et les deux "amis" devront apprendre à y faire face. Au fil de leur correspondance, les non-dits et les rendez-vous manqués se devinent... Serait-il possible qu'au plus profond d'eux-mêmes, Rosie et Alex pensent toujours à leur vieux serment? Mais si parler d'amour est une chose, trouver le moment opportun, dans une vie qui les dépasse, en est une autre...
 


 


La vie est un arc-en-ciel est un roman épistolaire composé de mails et de lettres ou de petits mots qui relatent l'histoire d'amour/amitié entre Rosie et Alex, deux meilleurs amis depuis qu'ils ont 7 ans. J'ai bien aimé ce roman, j'ai trouvé cette histoire émouvante et les personnages attachants, et elle donne une bouffée d'espoirs. Par contre, c'était long, très long. Je vous explique pourquoi plus bas.

J'ai trouvé que l'idée d'un roman épistolaire est intéressante et apporte beaucoup à l'histoire, mais il aurait pu être mieux fait à mon goût. Je me perdais un peu dans les textes, car ils ne sont pas datés. Du coup, par moments, j'étais troublée et par exemple, il m'arrivait de me poser des questions, du genre "Ah, tiens, un an est passé depuis la dernière page ?" 

Concernant les personnages, c'est Rosie qui m'a le plus interpellée. Elle fait une petite erreur qui chamboule toute sa vie et même si elle a du mal à s'y faire au début, elle ne s'est pas découragée et jusqu'à la fin elle s'adaptera, elle fera tout pour sa famille. C'est une vraie battante et elle m'a collée à la peau. Alex, je ne sais pas trop, je l'aimais beaucoup au début, mais au fil du temps, il m'a un peu déçu. J'ai eu l'impression qu'il ne faisait vraiment que des mauvais choix dans sa vie, et le temps qu'il s'en rende compte, c'était souvent trop tard. Je l'ai trouvé bien moins combatif que Rosie.

Alors, c'est deux-là ensemble, c'est autre chose. Au début, Rosie et Alex enfants s'envoient des mots en classe et c'est tout mignon. Plus le temps passe, plus leur relation se solidifie et on se demande comment ils peuvent rester amis en étant si loin l'un de l'autre, sans presque aucun contact. On sait depuis le début qu'ils sont un peu plus qu'"amis". D'ailleurs, tout le monde le voit : Ruby, Phil et même Katie ! Les seuls qui ne l'admettent pas sont les deux personnes concernées. Malheureusement pour eux, ce n'est jamais le bon moment, ils manquent plein de rendez-vous et ne semblent jamais s'accorder. Et les seules fois où ils semblent se rendre compte de l'attirance qu'ils éprouvent, ce n'est jamais au même moment ! Leur timing est épouvantable !!! Et ça, ça m'a vraiment agacée, j'avais envie de leur mettre des gifles pour les réveiller et les forcer à voir ce qu'il y avait sous les yeux qu'ils ne semblaient pas voir !

Je n'ai pas adhéré à la fin, je l'ai trouvée un peu bâclée. Peut-être parce qu'on en attend tellement qu'on finit par être déçu. Je me suis dit "tout ça ... pour ça ?" Dommage, parce que ça aurait pu être vraiment mieux.

Bref, un bon livre qui donne de l'espoir et nous fait comprendre que rien n'est jamais acquis. Mais il est aussi un peu dépitant, car le dénouement met beaucoup trop de temps à arriver.

(Pour ceux qui seraient intéressés, il y a aussi un film adapté du roman sorti en 2014, mettant en scène les acteurs Lily Collins et Sam Claflin dans les peaux de Rosie et Alex.)
 

 



Spoiler :



« Tous les deux, vous n’avez aucun sens du timing… quand apprendrez-vous à être au même endroit au même moment ? »



7/23/2015

→ Ten Tiny Breaths, tome 1 : Respire - K.A. Tucker ←

Titre original : Ten Tiny Breaths (Tome 1)
Auteur : K.A. Tucker
Année : 2015
Editeur : Hugo Roman
 

 



À à peine 20 ans, la vie de Kacey bascule dans la tragédie : ses parents, sa meilleure amie et son copain meurent dans un accident de voiture. Elle est la seule survivante de la famille, avec sa sœur Livie qui n'était heureusement pas avec eux ce jour-là. Alors qu'elles sont confiées à la garde d'un oncle et d'une tante peu scrupuleux, Kacey décide de prendre sa vie et celle de sa sœur, en main. Ensemble elles vont tenter de se reconstruire à l'autre bout du pays, en Floride.

 
 

 
 

Ce livre est un énorme succès et pourtant moi je n'ai pas tellement aimé. Ça commençait bien pourtant ! Les premiers chapitres m'ont plu, j'ai souri quelques fois et j'attendais de découvrir la suite avec impatience. Mais progressivement, mon enthousiasme s'est éteint et j'ai trouvé le temps long. Ce n'est que dans la dernière partie du moment que j'ai vraiment accroché, les choses bougent un peu et on arrête enfin de tourner en rond. Mais c'était la toute fin et pour moi, elle n'a pas permis de rattraper le début du roman.

En règle générale, j'ai trouvé l'atmosphère du livre assez sombre. Le style et l'écriture était un peu "brut" à mon goût, un peu à l'instar de Kacey, notre héroïne. Elle ne m'a pas vraiment émue. Je l'ai trouvé trop résolue et entêtée. Mais bon, avec ce qui lui est arrivé, ça peut se comprendre. 

Néanmoins, je n'ai pas du tout accroché à son personnage. Storm et Livie m'ont plus enchantée par contre ! Je les ai trouvées toutes les deux super conciliantes et pleines de vie. Trent était émouvant et attachant.

Je ne sais quoi en dire d'autre. Je ne pense pas lire la suite, quoique peut-être le suivant, car c'est Livie, la petite sœur qui raconte son histoire et je l'ai nettement préférée à sa sœur.









Spoiler :


"Dix petites inspirations. Saisis-les. Sens-les. Aime-les."




→ La Sélection, tome 3 : l'Elue - Kiera Cass ←

Titre original : The Selection : The One, tome 3
Auteur : Kiera Cass
Année : 2014
Éditeur : Robert Laffont

 


 


Trois cents ans ont passé et les Etats-Unis ont sombré dans l'oubli. De leurs ruines est née Illéa, une monarchie de castes. Mais un jeu de télé-réalité pourrait bien changer la donne. La Sélection a bouleversé la vie de trente-cinq jeunes filles. Déchirées entre amitié et rivalité, les quatre candidates encore en lice resteront liées par les épreuves qu'elles ont dû surmonter ensemble. Entre les intrigues amoureuses et celles de la cour, c'est une lutte de tous les instants pour demeurer fidèles à leurs idéaux. America n'aurait jamais pensé être si près de la couronne, ni du cœur du Prince Maxon. A quelques jours du terme de la compétition, tandis que l'insurrection fait rage aux portes du Palais, l'heure du choix a sonné. Car il ne doit en rester qu'une...
 




Le voilà, le fameux dernier tome ! J'ai été littéralement scotchée. Ce livre est encore meilleur que le précédent, et enfin j'ai ressenti quelque chose. Il est totalement différent des deux précédents, dans le sens où il est beaucoup plus mouvementé, il y a des rebondissements, je n'ai ressenti aucun flottement, bref, une excellente lecture !

La couverture est encore plus belle que les précédentes. Autant j'ai trouvé le premier tome vraiment "mou", autant celui-ci déchire tout. J’ai été en haleine du début à la fin, on a de l'action, des risques, du danger et de la tension, beaucoup de tension. J'ai senti une atmosphère différente dans le palais, légèrement sous-pression, et il y a de quoi ! Cette fois, les Renégats ont décidé de passer à l'offensive et j’ai eu quelques frayeurs par moments. On en apprend davantage eux et ils prennent enfin du sens.

Dans ce dernier tome, les personnages évoluent vraiment et certains, même, sont révélés sous un autre jour. America a fait son choix cette fois et elle est déterminée à atteindre son but. Elle regorge de valeurs, elle a un sens de la justice incomparable et reste fidèle à elle-même et à ses idées. Maxon aussi grandit beaucoup dans ce tome. On en apprend encore un peu plus sur lui, et j’ai vraiment aimé de ce que j’ai découvert. Il devient de plus en plus sûr de lui et son personnage est remarquable. On voit combien il est attaché à son peuple, combien il veut faire les choses bien et juste, et combien il déborde de bonté et d’honneur. D’ailleurs, tous les personnages du livre – ou presque – l’ont remarqué et le respectent pour la cause.

Leur relation évolue enfin. Ils ne semblent jamais y avoir de bon moment pour eux, pour qu'ils puissent enfin parler honnêtement. Jusqu'aux lettres. Lettres qui sont éblouissantes, l'auteur n'aurait pas pu faire mieux. On obtient ce qu'on attendait tous depuis le début et ça ne vient ni trop vite, ni trop tard. On a droit à des dialogues, des scènes plein de romantisme et on fond.

D’autres personnages m’ont marqué dans ce tome, comme par exemple le père d’America, que j’appréciais déjà depuis un petit moment, mais dans ce tome, il est plus présent. Il m’a touchée, j’ai aimé la complicité qu’il entretient avec sa fille. La reine aussi est plus régulière, mais j’ai trouvé qu’elle s’efface un peu devant son mari. Céleste et Kriss sont surprenantes.

La fin, la meilleure partie, clôture parfaitement les trois tomes ; elle m’a donnée des frissons tout partout ! On stresse en même temps qu’America et comme elle, on espère … Je n’en dis pas plus.
 
La Sélection est une belle saga que je conseille et que je recommande de finir jusqu’au bout, car le meilleur est à la fin.





Spoiler :




"Maxon s'agrippe à l'uniforme d'Aspen comme un noyé à sa boué. -Elle doit vivre. Vous comprenez ? Elle doit vivre, quel qu'en soit le prix. Aspen acquiesce et il m'attrape par le bras avec une force quasi surhumaine. -Non ! Maxon, je t'en supplie ! -Sois heureuse, souffle-t-il en me serrant la main une dernière fois tandis qu'Aspen m'entraîne à l'extérieur de la salle."



→ La Sélection, tome 2 : l'Elite - Kiera Cass ←

Titre original : The Selection : The Elite, tome 2
Auteur : Kiera Cass
Année : 2013
Editeur : Robert Laffont
 
 
 


La Sélection de 35 candidates s'est réduite comme peau de chagrin, et désormais l'Élite restante n'est plus composée que de 6 prétendantes. L'enjeu pour ces jeunes filles ? Convaincre le Prince Maxon, le Roi et la Reine ses parents, qu'elles sont les mieux à même de monter sur le trône d'Illéa, cette petite monarchie régie par un strict système de castes et déchirée par deux factions de rebelles qui veulent la faire tomber.
Pour America Singer, la donne est encore plus compliquée : ses sentiments pour Maxon viennent se heurter à son amour d'enfance pour Aspen, garde royal qui hante les couloirs du palais, et à son sens aigu de la justice trop souvent déçu par les décisions royales... Entre intrigues de cour, dilemmes tragiques et loyautés divisées, America navigue à vue dans la tourmente, en quête de la décision qui changera à jamais sa vie...



 
 
Un tome mieux que le précédent, mais pas aussi bien que le suivant. La Sélection continue, il ne reste plus que 6 candidates. Aspen, le premier amour d'America, est revenu avec tout plein de bonnes intentions. Mais le problème, c'est que ça brouille l'esprit de la jeune fille qui ne sait plus qui choisir. J'ai trouvé le triangle amoureux Maxon/America/Aspen absolument infernal ! Comme elle n'arrive pas à se décider, elle passe de l'un à l'autre interminablement sans prendre la moindre décision. Et ça dure, ça dure...

A ce moment-là, j'ai vraiment failli interrompre ma lecture. Aspen m'énervait et America n'arrivait toujours pas à se décider. Maxon, par contre, m'a particulièrement émue. On en apprend plus sur son personnage, sur sa vie et quand il avoue son secret à America, j'en ai eu la gorge serrée et je l'ai apprécié d'autant plus.

Et puis les Renégats sont arrivés et m'ont poussée à continuer. Enfin un peu d'action ! J'avais envie d'en savoir plus sur eux qui, enfin, faisaient un peu bouger les choses. J'ai alors commencé à tourner les pages avec beaucoup plus de vigueur et d'intérêt. La fin est absolument géniale, car non seulement elle nous donne carrément envie de lire le tome 3, elle rattrape vachement le début du roman, mais en plus, elle nous prédit de bonnes choses et plus de rebondissements pour la suite. America prend - ENFIN - un semblant de décision et change du tout au tout. Après sa conversation avec le roi en fin de roman, on se rend compte qu'elle a évolué, qu'elle a pris en maturité, car elle sait ce qu'elle veut et elle va tout faire pour l'avoir. On retrouve un peu l'America obstinée et sure d'elle du début de la saga, qui s'était un peu perdue quelque part entre la fin du premier et celle du deuxième tome.

Un bon moment donc, mais il faudra attendre la fin ou le tome 3 pour un peu plus d'action.

 
 


Spoiler :




- J'ai découvert il y a peu quelque chose d’étrange... - Dites-moi. - Il s'avère que je suis totalement incapable de me passer de vous America. C'est un problème très sérieux et de tout premier ordre. - Un problème que vous vous efforcez de régler j'espère ? Il fait mine de réfléchir à la question. - Non. Et je vous avertis, je n'en ai pas la moindre intention.




→ La Sélection, tome 1 - Kiera Cass ←

 
Titre original : The Selection, tome 1
Auteur : Kiera Cass
Année : 2012
Editeur : Robert Laffont



Trois cent ans ont passé et les États-Unis ont sombré dans l'oubli. De leurs ruines est née Illea, une monarchie de castes. Mais un jeu de téléréalité pourrait bien changer la donne. Elles sont trente-cinq jeunes filles: la "Sélection" s'annonce comme l'opportunité de leur vie. L'unique chance pour elles de troquer un destin misérable contre un monde de paillettes. L'unique occasion d'habiter dans un palais et de conquérir le coeur du prince Maxon, l'héritier du trône. Mais pour America Singer, cette sélection relève plutôt du cauchemar. Cela signifie renoncer à son amour interdit avec Aspen, un soldat de la caste inférieure. Quitter sa famille. Entrer dans une compétition sans merci. Vivre jour et nuit sous l'oeil des caméras... Puis America rencontre le Prince. Et tous les plans qu'elle avait échafaudés s'en trouvent bouleversés...
 

 
 
 






Avant de vous parler de ce premier tome de La Sélection, il me semble important de d'abord vous dire 2-3 mots sur l'ensemble de la saga. La Sélection, c'est un genre de jeu de téléréalité du futur où 35 candidates, toutes filles sélectionnées parmi les différentes castes du royaume, vont concurrencer pour tenter de gagner la couronne et/ou le cœur du prince Maxon. Cette dystopie se déroule sur trois tomes : la Sélection, l'Elite et L'Elue. J'ai adoré le dernier tome, mais il m'a fallu le temps d'y arriver. Le premier tome était vraiment trop mou à mon goût, mais l'histoire s'est bien améliorée par la suite. A chaque bouquin, j'appréciais de plus ma lecture, jusqu'au dernier tome qui était superbe. J'ai manqué d'arrêter ma lecture au milieu du deuxième, je vous expliquerai pourquoi dans mes chroniques suivantes, mais j'ai bien fait de m'accrocher, car la fin vaut bien tous ces efforts ! 

En ce qui concerne ce premier tome donc, j'en attendais beaucoup, tout le monde en parlait de manière très positive et le résumé m'attirait. Sans parler de la couverture ! Waouw ! Et puis, j'ai été dépitée. Même s'il se lit vite, j'ai trouvé que c'était très lent, mou. Ce n'est pas un mauvais point en soi, mais je m'attendais à une vraie compétition, dans le sens "bagarre" et "lutte pour la victoire", mais elle était, au contraire, très douce et pas très mouvementée, en ce qui concerne le premier tome en tout cas. Du coup, j'ai été un peu déstabilisée et j'ai eu du mal à rentrer dans l'histoire parce que je continuais d'attendre l'action qui n'arrivait pas.


Heureusement, les personnages étaient là pour rattraper tout cela. Et par "personnages", je veux surtout parler d'America et Maxon. Même si on la voit venir, leur relation est mignonne tout plein, j'ai aimé la répartie d'America et les piques qu'elle lance au prince, surtout au début de l'histoire. J'ai adoré leurs petits moments ensemble et toute l'affection que Maxon lui porte. Le prince m'a chamboulée, j'étais persuadé de le détester, mais il m'a totalement ébranlée (et encore plus dans les tomes suivantes, j'en parlerai dans mes prochaines chroniques). America est pleine de valeurs que j'admire. Elle est têtue, loyale et n'a pas peur de défendre ses idées, ses opinions. Elle fait - presque - ce qu'elle veut, et personne n'arrive à la contraindre à faire ce qu'elle ne veut pas faire. Et pour ça, j'admire totalement son personnage.


Les autres personnages, comme la famille royale ou les autres candidates, sont très peu approfondies dans ce premier tome, donc je vais m'en tenir là.


En gros, une histoire un peu mollassonne pour ce premier tome, mais des personnages qui la rattrapent sans soucis.

 





Spoiler :





« Votre majesté, Petit tirage d'oreille. Quand vous voulez. »



7/22/2015

→ Sous le signe du Scorpion - Maggie Stiefvater ←



Titre original : The Scorpio Races
Auteur : Maggie Stiefvater
Année : 2014
Editeur : Livre de Poche



"Certains concourent pour gagner, d’autres pour survivre." Chaque année au mois de novembre se déroulent les courses du Scorpion. Les cavaliers doivent tenir le plus longtemps possible sur leurs dangereuses montures, des chevaux de mer cannibales. Assez longtemps pour avoir une chance d’atteindre la ligne d’arrivée… et survivre. Sean Kendrick, 19 ans, tente de nouveau sa chance cette année, bien décidé à arriver le premier. Puck Connolly, quant à elle, n’aurait jamais imaginé participer un jour à la course. Mais le sort en a décidé autrement, et elle se retrouve malgré elle propulsée dans la course, à laquelle aucune autre femme n’avait encore participé. L’enjeu est grand pour ces deux adversaires que tout oppose sauf leur désir commun de remporter le plus grand des prix : la vie.
 

 

 
Alors celui-là, il va m'être difficile d'en parler, parce que c'est un ÉNORME coup de cœur et je ne vois pas comment je vais mettre des mots dessus ! Mais je vais quand même tenter de vous expliquer ça au mieux…

Thisby est un endroit très spécial. Là-bas, s'approcher de la plage et de la mer est grandement déconseillé. Dans ces eaux, des chevaux de mer (appelés Capaill Uisce) y règnent et ne feraient qu'une bouchée de vous. Quand je dis "chevaux de mer", je veux parler de bêtes ayant l'apparence de simples équidés, mais qui ont une peau visqueuse, qui sont dotés d'une force et d'une vitesse surprenantes, et qui sont de véritables cannibales mangeurs d'hommes. Et comme si ce n’était pas suffisant, chaque année, en novembre, des éleveurs domptent ces "animaux" pour ensuite participer à la Course de Scorpion, course où toute la ville se réunit pour voir les concurrents s’entretuer pour la victoire. 

Dans la première partie du roman, l'auteure plante le décor, nous dévoilant les mystères de Thisby, ainsi que les situations initiales de nos deux héros, Sean et Puck. J'ai trouvé ce début incroyablement long. J'ai même hésité à le laisser tomber à un moment, mais j'ai finalement décidé de le continuer, ne serait-ce que pour trouver un semblant de réponse à mes interrogations. Ben oui, une mer truffée de chevaux cannibales que l'on capture pour faire la course ? Des gens morts déchiquetés sur le sable ? Une grande question se posait : POURQUOI s'obstinent-ils à rester sur cette île ??? 

J'ai franchement bien fait de continuer ma lecture, car passé le premier tiers, j'ai été scotchée. Bluffée. Incroyablement surprise ! Autant le début m'avait un peu ennuyée, autant la suite a tout rattrapé d'un coup ! Peu à peu, l'atmosphère de Thisby, Sean, Puck et même les Capaill Uisce ont commencé à me coller à la peau, et passée la moitié, j'étais accro. 

A ce moment, on commence à apprécier un peu plus les personnages. Sean est un garçon mystérieux et calme, mais aussi sûr de lui. Vers la fin, quand il se bat pour ce qu'il veut, au risque de tout perdre, je dois dire que j'ai été touchée et émue par son personnage. Puck est géniale, elle est carrément bornée et hyper courageuse, mais c'est justement ce qu'on aime chez elle. J'ai aimé leur relation, on s'y attend au début, et pourtant bizarrement, je ne l'ai pas du tout vu venir. Les moments qu'ils partagent sont beaux, purs et doux. Ils m'ont fait sourire et je les ai trouvés adorables. Puck apporte énormément à Sean et Sean apporte aussi beaucoup à Puck. Ils se font évoluer l'un l'autre et c'est beau. C'est un peu "eux contre le reste du monde" et quand ils se rendent compte qu'ils ont tous les deux besoin de la victoire, contrairement à ce qu'on pourrait croire, ils restent encore plus fidèles l'un à l'autre. C'est ce que j'ai trouvé vraiment bouleversant dans cette histoire et qui lui a valu mon coup de cœur.

Ces bêtes, aussi monstrueuses soient-elles, m'ont fascinées, spécialement Corr qui m'a épatée à la fin. La complicité qui le lie à son cavalier est tout simplement magique.

Sous le Signe du Scorpion est donc un livre qui m'a emportée, malgré le début difficile et que je recommande chaudement, cavaliers, ou pas !






Spoiler :



"Je n'ai pas l'intention d'être ton talon d'Achille, Sean Kendrick ! Maintenant, il me regarde. - Trop tard, Puck, énonce-t-il doucement."



7/20/2015

→ Les amours de Lara Jean, tome 1 : A tous les garçons que j'ai aimés ←

 
 Titre original : To All the Boys I've Loved Before
Auteur : Jenny Han
Année : 2015
Editeur : Panini




Lara Jean Song conserve ses lettres d’amour dans une boîte à chapeau que sa mère lui a donnée. Ce ne sont pas des lettres qu’elle a reçues, ce sont celles qu’elle a écrites. Une pour chaque garçon qu’elle a aimé. Lorsqu’elle écrit, elle ose ouvrir son cœur et dire toutes les choses que jamais elle n’exprimerait dans la vraie vie, car ses lettres ne sont que pour elle. Jusqu’au jour où Lara découvre que ses lettres secrètes ont toutes été postées… Elle doit soudain faire face à son passé amoureux, la situation devient vite hors de contrôle mais qui sait ? Quelque chose de positif pourrait ressortir de ces lettres, après tout.






L'écriture de Jenny Han est simple, fraîche et on passe un bon moment, sans prise de tête. Elle a l'art de rendre les scènes bien plus extraordinaires qu'elles ne le sont en réalité. J'ai bien aimé sa plume et je vous le recommande si vous cherchez une petite romance attachante et sympathique.

Ce livre m'a attirée dès le début : sa couverture est sublime, et le synopsis m'a tout de suite plu, j'ai trouvé l'idée vraiment intéressante et unique. Je l'ai tout de suite acheté et j'ai passé un agréable moment. Agréable, mais pas parfait cependant, car il m'a un peu déçu.

J'ai adoré les 3 sœurs ! Elles sont très soudées, très complices alors qu'elles ont toutes les trois des personnalités bien différentes. Lara Jean est plutôt réservée et loyale, Margot est responsable et ordonnée et la dernière petite Kitty est hilarante et extravertie. L'auteure les décrit à la perfection. Lara Jean est extrêmement bien représentative d'une adolescente de 16 ans. Elle est très loyale envers ses sœurs, elle ferait tout pour elles. Parce qu' A tous les garçons que j'ai aimés, c'est ça aussi : une histoire de famille.

Du côté des garçons, c'est plus compliqué. Dans le début du livre, Josh était mon préféré. Peter, je ne l'aimais pas beaucoup. Puis, au fur et à mesure de l'histoire, la tendance s'est progressivement inversée. Peter ne m'a paru pas si mal finalement, j'ai commencé à l'apprécier. Quant à Josh, il a commencé tout doucement à m'agacer. C'est ce qui m'a déçue dans ce roman : j'ai trouvé dur d'avoir une préférence. En fait, l'auteure a vraiment réussi à me déstabiliser, parce que là où, d'habitude, j'ai un chouchou que je garde jusqu'à la fin, ici je n'ai pas su me décider. Josh ? Peter ? Peter ? Josh ? Elle nous emmène un peu où elle veut, et c'est finalement quand Lara Jean se décide, que nous, on se décide aussi. Oui, Jenny Han m'a un peu déboussolée oui, mais cela ne m'a pas plu.

Par contre, j'ai l'impression d'être la seule à avoir été intriguée par le personnage de John Ambrose McClaren (dites-moi que je ne suis pas la seule ?!). Il n'apparaît qu'une seule fois malheureusement, et pourtant j'ai été conquise. La scène est mignonne au possible et la réaction de John quand il remarque Lara Jean m'a totalement troublée ! J'aurais voulu en savoir plus sur ce personnage (peut-être dans le deuxième tome ?).

En conclusion, c'est un livre très agréable à lire, qui fait du bien, mais il m'a manqué un petit quelque chose pour l'adorer.





Spoiler :


"Au début, quand un proche s'absente longtemps, on pense constamment à ce qu'on va lui raconter. On tâche de tout garder en mémoire. Mais autant essayer de retenir une poignée de sable : tous les grains finissent par s'échapper et il ne reste plus que de la terre et du vide, on ne peut jamais tout retenir."





→ A Little Something Different - Sandy Hall [VO] ←



Auteur : Sandy Hall
Année : 2014
Editeur : Swoon Reads


Lecture VO

 
 
 

Lea and Gabe are in the same creative writing class. They get the same pop-culture references, order the same Chinese food and hang out in the same places. Unfortunately, Lea is reserved, Gabe has issues, and despite their initial mutual crush it looks like they are never going to work things out. But somehow, even when nothing is going on, something is happening between them, and everyone can see it. Their creative-writing teacher pushes them together. The baristas at the local Starbucks watch their relationship like a TV show. Their bus driver tells his wife about them. The waitress at the diner automatically seats them together. Now they just need to realize that they're meant for each other, and start falling in love ...




 
Mignon. Je crois que c'est le mot qui caractérise le plus ce roman. Il raconte l'histoire de Lea et Gabe, deux étudiants qui sont dans la même classe d'écriture et qui vont se tourner autour pendant un bon moment avant de tomber amoureux l'un de l'autre. Mais la particularité de ce roman, c'est que l'histoire ne sera narrée ni par Lea, ni par Gabe, mais bien par toutes les autres personnes (ou choses) qui font partie de leur vie. Parmi eux, on retrouve les points de vue de leur professeure (que j'ai absolument adorée, car elle va faire tout ce qui est en son pouvoir pour les voir finir ensemble !), une serveuse chez Starbucks, un camarade de classe un peu chiant, le conducteur du bus, un écureuil... et même un banc ! 
Au début, j'avais un peu peur qu'on ne saisisse pas bien ce que les personnages ressentent, vu qu'ils ne relatent jamais l'histoire eux-mêmes, mais pas du tout ! On comprend très bien leurs sentiments respectifs par le biais des autres personnages ou des dialogues qu'ils échangent. C'est une histoire tout à fait originale, et j'ai aimé découvrir quelque chose de nouveau. 
Lea et Gabe ensemble sont mignons et attachants, bien que longs à la détente. Il leur faudra tout le livre pour se rendre compte de l'évidence, et si cela ne m'a pas dérangée, vous pourriez peut-être trouver le temps long.
Je n'ai pas grande chose à en dire de plus, excepté qu'il s'agit d'une lecture fraîche, légère et inhabituelle que je recommande de tout mon cœur !
(A noter que le roman n'est pas encore sorti en français, donc vous devrez vous contenter de la version anglaise pour le moment - qui n'est absolument pas difficile à comprendre).
 
 



 


Spoiler :
“They sit there in the window of the coffee shop for almost an hour, not talking much, but looking at each other over the tops of their books, flirting somehow even without words. It would be gross if it weren’t adorable.”






“They sit there in the window of the coffee shop for almost an hour, not talking much, but looking at each other over the tops of their books, flirting somehow even without words. It would be gross if it weren’t adorable.”